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En Rhône-Alpes, les structures qui emploient des salariés saisonniers sont très diverses : souvent de très petites entreprises familiales, mais également des groupes importants de l'industrie touristique, ainsi que des associations (tourisme associatif) et des communes. Les enjeux et la gestion des ressources humaines diffèrent beaucoup d'un employeur à un autre !
Schématiquement, les principaux employeurs de saisonniers sont :
Des conditions d'exercice particulières
Les entreprises employant des saisonniers sont souvent saisonnières !
En France, un hôtel sur cinq ouvre moins de 9 mois dans l'année, sur une ou plusieurs périodes. L'essentiel de ces établissements saisonniers se trouvent sur le littoral, à Lourdes, et en montagne. Leur durée moyenne d'ouverture est de 6 mois. Dans ces conditions, la saison touristique n'est pas simplement l'occasion d'augmenter son chiffre d'affaires, mais la condition même d'existence de l'entreprise.
Un rythme d'activité à la fois intense et aléatoire.
Si la date des vacances scolaires est connue à l'avance, les conditions climatiques (épaisseur de la neige en montagne, ensoleillement ailleurs...) ne le sont pas. Et les touristes réservent leurs séjours de plus en plus tard. La gestion des plannings peut donc virer au casse-tête...
De la proximité à la promiscuité ?
Il n'est pas rare que le personnel saisonnier loge sur place (surtout dans l'hôtellerie/restauration). L'isolement géographique de la station et le rythme de travail aidant, la frontière entre vie privée et professionnelle semble plus poreuse qu'ailleurs. La qualité des rapports entre l'employeur et ses salariés s'avère donc cruciale. Mais la pression subie par les uns et les autres, doublée souvent d'une réelle méconnaissance du droit du travail, ne simplifie pas les choses !
Des difficultés récurrentes de recrutement...
Pas facile de recruter des personnes qualifiées juste le temps d'une saison !
La distance géographique séparant souvent le candidat de son employeur représente un problème spécifique pour le recrutement. A cette difficulté s'ajoute des incertitudes sur la durée de la saison d'été et les besoins en main-d'oeuvre pour cette période, surtout en montagne ou dans des zones rurales. A noter également : la concurrence entre les établissements et/ou les destinations touristiques ne simplifient guère la tâche des recruteurs !
Pas facile non plus de devoir renouveler son personnel d'une année sur l'autre, voire d'une saison d'hiver à une saison d'été ! La plupart des employeurs saisonniers sont confrontés au problème de la fidélisation de leur personnel : comment s'assurer que le personnel recruté une année (et parfois formé) reviendra bien l'année suivante ? La question est d'autant plus cruciale que la plupart des salariés saisonniers n'effectuent pas plus de 2 ou 3 emplois saisonniers...
Pour les employeurs comme pour les salariés, c'est le bouche-à-oreille qui est plébiscité. Dans certaines entreprises, 100 % du personnel est recruté par le bouche-à-oreille. Et parfois, la connaissance mutuelle ou le fait de déjà résider sur place est le principal critère de sélection.
Ces difficultés de recrutement doivent tout de même être relativisées.
La plupart des métiers concernés par la saisonnalité des emplois sont des métiers "en tension", c'est-à-dire des métiers pour lesquels les entreprises évoquent des difficultés de recrutement ou un nombre insuffisant de candidats. D'après l'Unédic, les métiers les plus recherchés en 2008 sont liés à l'activité touristique (employés de l'hôtellerie, animateurs, cuisiniers, caissiers et employés de libre-service).
Pour ces postes, la moitié des intentions d'embauche concerne du personnel saisonnier, mais la proportion de recrutements jugés difficiles s'avère bien plus faible (36 %) que pour l'ensemble des métiers recensés (51 %), à l'exception notable des cuisiniers (68 %).